La structure universelle de tous les vécus (suite)

La structure universelle de tous les vécus (suite)

Point de vue du chercheur et point de vue du sujet : structure et contenu du vécu.

en réponse à une question de C. Delavergne, (j’ai rajouté des numéros) :  « 1/ Vous citez la structure temporelle comme universelle. Vous n’évoquez pas la dimension spatiale. Cependant, vous utilisez dans votre discours des termes spatiaux comme « couches », « endroit »…

2/ Cependant, les perceptions temporelles diffèrent aussi selon les cultures (perception cyclique, flèche du temps, monochronie, polychronie….) »

3/ Il y a aussi chez nous tous cette tendance à la typification (Schutz), cette structure temporelle « routinière », incorporée dans des schèmes d’action  « je fais ceci, puis cela », sous entendu « d’habitude » ou « toujours »… et aussi cette aptitude à qualifier une situation, à lui donner une structure d’intrigue typique, généralisante, à formater un vécu singulier dans cette structure. Dans ce cas là, la structure temporelle est présente, mais elle est typifiée, et ne décrit pas ce qui a été vécu

Je suppose que cela relève aussi de la structure temporelle universelle…?

4/ Mais même dans des situations dites « routinières », cela se passe différemment car il y a toujours des micro « événements » et des micro décisions à prendre.

Le repérage de « structures temporelles qualitatives » c’est celui du changement « de grain », du déplacement ou de la réorientation des repères de début et de fin ? »

=================================

 

Dans un premier temps, ces questions semblent faire jouer des oppositions simples : temporel versus spatial ; temporel universel versus temporel culturel ; temporel singulier versus temporel typifié, généralisé, pré catégorisé.

Mais dans le rôle que je cherche à faire jouer à l’idée de structure universelle de tous les vécus, je ne cherche pas à me situer par rapport à ces oppositions. Je me positionne en amont dans une première opposition entre la structure des vécus versus le contenu des vécus. Le contenu de tous les vécus participe de la temporalité, de la spatialité, de l’appréciation subjective de chacune de ces dimensions.  Je me situe pour ma part dans un point de vue « externe » qui prend la structure du vécu comme un objet, une abstraction.

Pour faire, il faut distinguer le point de vue du sujet et le point de vue du chercheur/praticien qui conduit l’entretien.

Quand je développe l’idée de la structure universelle des vécus, en insistant fortement sur la dimension temporelle, je me situe du point de vue du chercheur / intervieweur, qui vise à documenter la description détaillée du vécu d’une action finalisée.

 

Aide mémoire pour l’intervieweur pendant l’entretien

L’idée de structure universelle joue alors le rôle d’un aide-mémoire qui à chaque instant de l’entretien permet de repérer ce qui est dit dans sa position à la trame temporelle du vécu et du même coup ce qui n’est pas dit en référence à l’inévitable déroulement temporel dans lequel tout vécu est inscrit.

Il ne s’agit pas d’une structure temporelle basée sur la durée, mais sur l’articulation des différents temps propres à chaque action, à chaque micro action : début marqué par une prise d’information qui oriente l’action, la pré organise, réalisation qui accomplit l’action, fin marquée par prise d’information qui évalue le résultat et prépare la transition avec l’action suivante. C’est vrai d’une action complète (préparer une tarte aux pommes[1]), mais comme une structure fractale c’est encore vrai des actions qui la compose (peser le beurre, peser la farine, préparer les pommes etc.), mais aussi des micros actions qui permettent par exemple cette pesée (prélever du beurre avec un instrument, mesurer la quantité, déposer), c’est vrai des micros-micros action (action de prélever du beurre sur une tablette), et même plus fin encore (comment je me saisis du couteau pour faire le geste) et plus si nécessaire.  La granularité du questionnement et des relances va permettre de descendre au niveau de détail utile, c’est-à-dire celui qui permet de comprendre la réussite ou l’échec de l’action. A côté de ces actions matérielles, en même temps, se déroulent des pensées, des jugements, des activités corporelles, des émotions, des croyances, une ou plusieurs co-identités, chacune de ces « couches de vécu » demandent une reprise, un questionnement supplémentaire. Et chacune de ces couches est nécessairement indexée sur la structure du déroulement temporel. La dimension intime et subjective des qualités du vécu sont saisies et indexées dans la trame de la structure temporelle universelle, y compris, si c’est le cas l’appréciation des qualités temporelles subjectives.

La conscience permanente de cette structure temporelle universelle est un des outils essentiels de l’écoute propre à l’entretien d’explicitation permettant de guider le questionnement, et d’améliorer la description. Ce qu’aucun sujet ne saurait faire seul, sans aide, ou sans apprentissage préalable (apprentissage de l’auto-explicitation). Mais il faut bien comprendre que l’entretien d’explicitation ne cherche pas à guider une verbalisation de manière directement structurée du début à la fin du vécu singulier, mais s’adapte sans cesse au fur et à mesure que l’information passée se verbalise pour faire compléter ce qui est dit. Ce qui veut dire que l’entretien se déroule sur la base des matériaux spontanément proposés en rebondissant pour les détailler autant que nécessaire, explorer le juste après ou le juste avant, ou encore revenir sur des temps manquants. L’ordre de description spontanée ne correspondra pas à l’ordre du vécu. Pour comprendre le vécu, il faudra le reconstituer à partir du « désordre » temporel de sa description. C’est particulièrement vrai pour la recherche, alors que pour un enseignant par exemple, dans son questionnement relativement à la réalisation d’un exercice, il fera la synthèse au fur et à mesure pour pouvoir intervenir ensuite, ou vérifier que l’élève a bien pris conscience de comment il a fait.

 

Dans la recherche : organisation des transcriptions des descriptions verbalisées.

Donc, cette structure universelle de temporalisation des vécus sera tout aussi importante pour la préparation de l’analyse des transcriptions d’entretien. Une fois l’entretien soigneusement transcris, une des étapes essentielles  est de remettre en ordre chaque moment dans la succession du vécu passé, alors que l’information sur ce moment a pu être obtenue à n’importe quel temps de l’entretien. Il faut noter qu’aucun programme informatique ne peut réaliser automatiquement cette mise en séquence temporelle des verbalisations, elle doit être faite nécessairement à la main. Les programmes actuels d’analyse de textes savent très bien faire des statistiques lexicales, extraire des thèmes, mais ne peuvent reconstituer automatiquement la séquence temporelle du vécu à partir de sa verbalisation.

 

Contenus du vécu

Toutes les questions que tu poses relèvent de la différence de point de vue entre structure et contenu du vécu. Ce que tu cites relève des propriétés subjectives du vécu, que ce soit la spatialisation de chaque prise d’information ou de l’expression verbale dans sa dimension métaphorique, que ce soit les multiples formes d’appréhension temporelle subjective, que ce soit aussi toutes les couches de vécu possibles (émotion, acte, corps, croyances, identités). Et bien sûr, ces propriétés sont importantes en référence au but poursuivi dans la recherche (on ne cherche jamais à documenter la totalité des propriétés du vécu). Mais quelles que soient ces propriétés, elles se manifestent et s’inscrivent inexorablement dans un déroulement temporel. Par analogie, un morceau de musique peut comporter des rythmes différents, des ralentis, des accélérations, des pauses,  des reprises, des transpositions, des superpositions de voix, des glissements, mais il n’en reste pas moins que son exécution se déroule nécessairement dans le cadre de la structure temporelle universelle et que chacune de ces nuances se situe à un moment de cette structure, tel qu’un ou plusieurs musicien la réalise. Et si je veux aider à verbaliser ces micro temps, il faut que la personne interviewée soit guidée, maintenue dans le contact avec chacun des moments vécus passés. Dans mon cadre de recherche, quand j’ai une expression subjective qui n’est pas reliée à un moment vécu spécifié, je ne sais pas comment ce qui est nommé s’incarne, peut être n’est-ce juste qu’une opinion, une représentation, un commentaire …

Ainsi, dans le cadre du colloque, il a été commenté l’exemple d’un veilleur de nuit qui dit « la nuit est longue », de mon point de vue cet énoncé est un jugement. Seul, il ne veut rien dire : à quelle occasion, à quel moment de son travail ce jugement lui vient-il ? Quels sont les critères qui le conduisent à qualifier de « longue » ?  Les recherches mobilisant l’entretien d’explicitation ne visent jamais à faire verbaliser directement les opinions, les jugements, les représentations, les généralisations. En revanche il est clair qu’à partir de la description du déroulement de l’action il est possible de savoir quels sont les représentations immanentes, celles qui se sont effectivement incarnées. Lors d’une recherche sur les élèves professeurs d’éducation physique, un stagiaire se donnait pour but de « faire participer tous les élèves », comme étant la base de ses valeurs pédagogiques. Mais la description de ce qu’il avait fait, lors d’une heure précise (pas en général), montrait qu’il n’avait fait que de la discipline ! Les valeurs incarnées par ses actes ne reflétaient pas les valeurs verbalisées. Le primat de la référence à l’action (et donc à son déroulement) qui caractérise l’entretien d’explicitation est basé sur le souci de savoir comment la subjectivité s’incarne, pas juste comment elle se pense.

 

[1] Je choisit une action matérielle comme exemple, juste parce que c’est plus facile à se représenter et à suivre, mais la démarche est la même pour une action mentale : lecture résolution de problème, activité de remémoration, etc …

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La structure universelle de tous les vécus (suite)

Point de vue du chercheur et point de vue du sujet : structure et contenu du vécu.

en réponse à une question de C. Delavergne, (j’ai rajouté des numéros) :  « 1/ Vous citez la structure temporelle comme universelle. Vous n’évoquez pas la dimension spatiale. Cependant, vous utilisez dans votre discours des termes spatiaux comme « couches », « endroit »…

2/ Cependant, les perceptions temporelles diffèrent aussi selon les cultures (perception cyclique, flèche du temps, monochronie, polychronie….) »

3/ Il y a aussi chez nous tous cette tendance à la typification (Schutz), cette structure temporelle « routinière », incorporée dans des schèmes d’action  « je fais ceci, puis cela », sous entendu « d’habitude » ou « toujours »… et aussi cette aptitude à qualifier une situation, à lui donner une structure d’intrigue typique, généralisante, à formater un vécu singulier dans cette structure. Dans ce cas là, la structure temporelle est présente, mais elle est typifiée, et ne décrit pas ce qui a été vécu

Je suppose que cela relève aussi de la structure temporelle universelle…?

4/ Mais même dans des situations dites « routinières », cela se passe différemment car il y a toujours des micro « événements » et des micro décisions à prendre.

Le repérage de « structures temporelles qualitatives » c’est celui du changement « de grain », du déplacement ou de la réorientation des repères de début et de fin ? »

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Dans un premier temps, ces questions semblent faire jouer des oppositions simples : temporel versus spatial ; temporel universel versus temporel culturel ; temporel singulier versus temporel typifié, généralisé, pré catégorisé.

Mais dans le rôle que je cherche à faire jouer à l’idée de structure universelle de tous les vécus, je ne cherche pas à me situer par rapport à ces oppositions. Je me positionne en amont dans une première opposition entre la structure des vécus versus le contenu des vécus. Le contenu de tous les vécus participe de la temporalité, de la spatialité, de l’appréciation subjective de chacune de ces dimensions.  Je me situe pour ma part dans un point de vue « externe » qui prend la structure du vécu comme un objet, une abstraction.

Pour faire, il faut distinguer le point de vue du sujet et le point de vue du chercheur/praticien qui conduit l’entretien.

Quand je développe l’idée de la structure universelle des vécus, en insistant fortement sur la dimension temporelle, je me situe du point de vue du chercheur / intervieweur, qui vise à documenter la description détaillée du vécu d’une action finalisée.

 

Aide mémoire pour l’intervieweur pendant l’entretien

L’idée de structure universelle joue alors le rôle d’un aide-mémoire qui à chaque instant de l’entretien permet de repérer ce qui est dit dans sa position à la trame temporelle du vécu et du même coup ce qui n’est pas dit en référence à l’inévitable déroulement temporel dans lequel tout vécu est inscrit.

Il ne s’agit pas d’une structure temporelle basée sur la durée, mais sur l’articulation des différents temps propres à chaque action, à chaque micro action : début marqué par une prise d’information qui oriente l’action, la pré organise, réalisation qui accomplit l’action, fin marquée par prise d’information qui évalue le résultat et prépare la transition avec l’action suivante. C’est vrai d’une action complète (préparer une tarte aux pommes[1]), mais comme une structure fractale c’est encore vrai des actions qui la compose (peser le beurre, peser la farine, préparer les pommes etc.), mais aussi des micros actions qui permettent par exemple cette pesée (prélever du beurre avec un instrument, mesurer la quantité, déposer), c’est vrai des micros-micros action (action de prélever du beurre sur une tablette), et même plus fin encore (comment je me saisis du couteau pour faire le geste) et plus si nécessaire.  La granularité du questionnement et des relances va permettre de descendre au niveau de détail utile, c’est-à-dire celui qui permet de comprendre la réussite ou l’échec de l’action. A côté de ces actions matérielles, en même temps, se déroulent des pensées, des jugements, des activités corporelles, des émotions, des croyances, une ou plusieurs co-identités, chacune de ces « couches de vécu » demandent une reprise, un questionnement supplémentaire. Et chacune de ces couches est nécessairement indexée sur la structure du déroulement temporel. La dimension intime et subjective des qualités du vécu sont saisies et indexées dans la trame de la structure temporelle universelle, y compris, si c’est le cas l’appréciation des qualités temporelles subjectives.

La conscience permanente de cette structure temporelle universelle est un des outils essentiels de l’écoute propre à l’entretien d’explicitation permettant de guider le questionnement, et d’améliorer la description. Ce qu’aucun sujet ne saurait faire seul, sans aide, ou sans apprentissage préalable (apprentissage de l’auto-explicitation). Mais il faut bien comprendre que l’entretien d’explicitation ne cherche pas à guider une verbalisation de manière directement structurée du début à la fin du vécu singulier, mais s’adapte sans cesse au fur et à mesure que l’information passée se verbalise pour faire compléter ce qui est dit. Ce qui veut dire que l’entretien se déroule sur la base des matériaux spontanément proposés en rebondissant pour les détailler autant que nécessaire, explorer le juste après ou le juste avant, ou encore revenir sur des temps manquants. L’ordre de description spontanée ne correspondra pas à l’ordre du vécu. Pour comprendre le vécu, il faudra le reconstituer à partir du « désordre » temporel de sa description. C’est particulièrement vrai pour la recherche, alors que pour un enseignant par exemple, dans son questionnement relativement à la réalisation d’un exercice, il fera la synthèse au fur et à mesure pour pouvoir intervenir ensuite, ou vérifier que l’élève a bien pris conscience de comment il a fait.

 

Dans la recherche : organisation des transcriptions des descriptions verbalisées.

Donc, cette structure universelle de temporalisation des vécus sera tout aussi importante pour la préparation de l’analyse des transcriptions d’entretien. Une fois l’entretien soigneusement transcris, une des étapes essentielles  est de remettre en ordre chaque moment dans la succession du vécu passé, alors que l’information sur ce moment a pu être obtenue à n’importe quel temps de l’entretien. Il faut noter qu’aucun programme informatique ne peut réaliser automatiquement cette mise en séquence temporelle des verbalisations, elle doit être faite nécessairement à la main. Les programmes actuels d’analyse de textes savent très bien faire des statistiques lexicales, extraire des thèmes, mais ne peuvent reconstituer automatiquement la séquence temporelle du vécu à partir de sa verbalisation.

 

Contenus du vécu

Toutes les questions que tu poses relèvent de la différence de point de vue entre structure et contenu du vécu. Ce que tu cites relève des propriétés subjectives du vécu, que ce soit la spatialisation de chaque prise d’information ou de l’expression verbale dans sa dimension métaphorique, que ce soit les multiples formes d’appréhension temporelle subjective, que ce soit aussi toutes les couches de vécu possibles (émotion, acte, corps, croyances, identités). Et bien sûr, ces propriétés sont importantes en référence au but poursuivi dans la recherche (on ne cherche jamais à documenter la totalité des propriétés du vécu). Mais quelles que soient ces propriétés, elles se manifestent et s’inscrivent inexorablement dans un déroulement temporel. Par analogie, un morceau de musique peut comporter des rythmes différents, des ralentis, des accélérations, des pauses,  des reprises, des transpositions, des superpositions de voix, des glissements, mais il n’en reste pas moins que son exécution se déroule nécessairement dans le cadre de la structure temporelle universelle et que chacune de ces nuances se situe à un moment de cette structure, tel qu’un ou plusieurs musicien la réalise. Et si je veux aider à verbaliser ces micro temps, il faut que la personne interviewée soit guidée, maintenue dans le contact avec chacun des moments vécus passés. Dans mon cadre de recherche, quand j’ai une expression subjective qui n’est pas reliée à un moment vécu spécifié, je ne sais pas comment ce qui est nommé s’incarne, peut être n’est-ce juste qu’une opinion, une représentation, un commentaire …

Ainsi, dans le cadre du colloque, il a été commenté l’exemple d’un veilleur de nuit qui dit « la nuit est longue », de mon point de vue cet énoncé est un jugement. Seul, il ne veut rien dire : à quelle occasion, à quel moment de son travail ce jugement lui vient-il ? Quels sont les critères qui le conduisent à qualifier de « longue » ?  Les recherches mobilisant l’entretien d’explicitation ne visent jamais à faire verbaliser directement les opinions, les jugements, les représentations, les généralisations. En revanche il est clair qu’à partir de la description du déroulement de l’action il est possible de savoir quels sont les représentations immanentes, celles qui se sont effectivement incarnées. Lors d’une recherche sur les élèves professeurs d’éducation physique, un stagiaire se donnait pour but de « faire participer tous les élèves », comme étant la base de ses valeurs pédagogiques. Mais la description de ce qu’il avait fait, lors d’une heure précise (pas en général), montrait qu’il n’avait fait que de la discipline ! Les valeurs incarnées par ses actes ne reflétaient pas les valeurs verbalisées. Le primat de la référence à l’action (et donc à son déroulement) qui caractérise l’entretien d’explicitation est basé sur le souci de savoir comment la subjectivité s’incarne, pas juste comment elle se pense.

 

[1] Je choisit une action matérielle comme exemple, juste parce que c’est plus facile à se représenter et à suivre, mais la démarche est la même pour une action mentale : lecture résolution de problème, activité de remémoration, etc …

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4 Commentaires pour “La structure universelle de tous les vécus (suite)

  1. fabien

    je me demandais :
    le lien entre prise de conscience et chronologie ?
    Dans mon experience de A cela me semble trés lié…

    Mercu Pierre !
    Fabien

    Reply
    1. Je ne sais pas Fabien si c’est la cas général, pour moi il n’y a pas de lieu entre prise de conscience et ordre de verbalisation … Il faudrait plus de donner pour savoir s’il y a une loi générale, ou bien une typologie de différences inter individuelles (voire intra, suivant les domaines de vécus ?).

      Reply
      1. Anonyme

        je vais commencé une thèse alors ! 😉
        Merci Pierre

        Reply
  2. Kaludine

    Super Pierre, d’avoir publié ce morceau sur la structure temporelle universelle. Moi, j’ai beaucoup aimé revisiter des choses connues à partir de thèmes comme celui-là. Je t’embrasse.

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