Se rappeler versus découvrir un sentiment intellectuel

► Distinguer entre se rappeler et/ou découvrir un sentiment intellectuel. (Pour Claudine)

Le sentiment intellectuel peut être indexé sur plusieurs aspects et m’apparaître soit comme un souvenir du vécu de référence V1, soit comme une information supplémentaire nouvelle ne m’apparaissant seulement par le travail fait lors de l’entretien d’explicitation, donc, non plus comme un rappel, mais comme une émergence nouvelle en V2.

Établir cette distinction entre le souvenir et l’émergence, est important parce qu’il permet de mieux comprendre le désarroi de certains d’entre nous, qui se demandaient s’ils n’étaient pas en train d’inventer un sentiment intellectuel après coup, s’ils ne se créaient pas de fausses mémoires.

Or, quand nous sommes en prise avec l’explicitation de V1, du sens nouveau peut apparaître dans un premier temps comme un sentiment intellectuel se rapportant à ce qui s’est passé dans V1, mais qui n’était pas vécu en V1, en revanche si l’on tient compte du fait qu’un sentiment intellectuel n’est que le signe, le symptôme du niveau organisationnel, alors il est la manifestation d’après coup de quelque chose qui existait bien en V1 puisqu’il l’organisait. Le sentiment intellectuel n’apparaît qu’après coup, pour traduire une réalité cognitive invisible et ignorée au moment du vécu, mais appartenant bien  à ce vécu.

Un troisième cas de figure est possible, dissocié du vécu de référence. C’est le cas quand  lors du vécu d’explicitation V2, un sentiment intellectuel apparaît qui se rapporte à l’acte de rappel lui-même (par exemple, je sens vaguement que je n’ai pas tout dit, que ce que j’exprime est tout à fait juste, que je voyage avec aisance dans le passé, etc.) Dans tous vécu, peuvent apparaître des sentiments intellectuels et il faut toujours se rappeler qu’en V2 il y a deux couches de vécus, celle actuelle des actes de rappel et de verbalisation, et celle remémorée des actes du vécu de référence.

 

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► Distinguer entre se rappeler et/ou découvrir un sentiment intellectuel. (Pour Claudine)

Le sentiment intellectuel peut être indexé sur plusieurs aspects et m’apparaître soit comme un souvenir du vécu de référence V1, soit comme une information supplémentaire nouvelle ne m’apparaissant seulement par le travail fait lors de l’entretien d’explicitation, donc, non plus comme un rappel, mais comme une émergence nouvelle en V2.

Établir cette distinction entre le souvenir et l’émergence, est important parce qu’il permet de mieux comprendre le désarroi de certains d’entre nous, qui se demandaient s’ils n’étaient pas en train d’inventer un sentiment intellectuel après coup, s’ils ne se créaient pas de fausses mémoires.

Or, quand nous sommes en prise avec l’explicitation de V1, du sens nouveau peut apparaître dans un premier temps comme un sentiment intellectuel se rapportant à ce qui s’est passé dans V1, mais qui n’était pas vécu en V1, en revanche si l’on tient compte du fait qu’un sentiment intellectuel n’est que le signe, le symptôme du niveau organisationnel, alors il est la manifestation d’après coup de quelque chose qui existait bien en V1 puisqu’il l’organisait. Le sentiment intellectuel n’apparaît qu’après coup, pour traduire une réalité cognitive invisible et ignorée au moment du vécu, mais appartenant bien  à ce vécu.

Un troisième cas de figure est possible, dissocié du vécu de référence. C’est le cas quand  lors du vécu d’explicitation V2, un sentiment intellectuel apparaît qui se rapporte à l’acte de rappel lui-même (par exemple, je sens vaguement que je n’ai pas tout dit, que ce que j’exprime est tout à fait juste, que je voyage avec aisance dans le passé, etc.) Dans tous vécu, peuvent apparaître des sentiments intellectuels et il faut toujours se rappeler qu’en V2 il y a deux couches de vécus, celle actuelle des actes de rappel et de verbalisation, et celle remémorée des actes du vécu de référence.

 

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2 Commentaires pour “Se rappeler versus découvrir un sentiment intellectuel

  1. pour Anne, suite, (Ici, il ne faut pas confondre entre le processus d’émergence, qui est caractérisé par une donation imprévue, nouvelle et le contenu de ce qui émerge. Il est clair que des souvenirs de vécu qui étaient pré réfléchis, peuvent se donner en V2 comme émergents, mais ce sont toujours des souvenirs, c’est le mode de donation que l’on qualifie d’émergent. Ce à quoi je fais référence c’est le cas où le contenu de ce qui émerge est un sentiment intellectuel.)

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  2. Sur le second point, le sens corporel pour moi n’est plus qu’une variante d’un sentiment intellectuel, le terme le plus générique est sentiment intellectuel qu’il soit provoqué sous forme de ressenti corporel comme dans focusing, ou qu’il soit invoqué comme présent spontanément en V1 comme en V2.
    Sur le premier point, le vécu pré réfléchi se donne comme souvenir de V1, tous les éléments de vécu que je décris qui appartiennent au niveau 1 ou 2 ont vocation à être reconnu comme ayant été vécu, il n’y a possibilité d’émergence que pour le sentiment intellectuel parce qu’il n’est que le symptôme du niveau organisationnel effectivement présent en V1.Qu’en penses tu ?

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